Les juniors y étaient presque…

Samedi 25 janvier 2020 – Pour cette 9è journée de championnat, le ciel est brumeux comme le classement actuel de nos juniors. Tout le monde attend cette éclaircie qui conduirait enfin nos juniors vers une seconde partie de saison plus sereine. Car faut-il le rappeler, la dernière victoire remonte déjà au 09 novembre dernier…une éternité ! Sauf que les adversaires du jour sont les Dijonnais et qu’ils n’ont pas pour habitude de brader la moutarde.
A peine 180 secondes de jeu et les coachs messins sont déjà en plein doute : le premier essai dijonnais est marqué (0-7, 3è). La vitesse et la précision des passes des joueurs adverses n’augurent rien de bon pour nos messins. Toutefois, le jeu s’équilibre dans les minutes suivantes. On dirait même que la machine dijonnaise s’enraye, nos adversaires commettent de nombreuses fautes. Mais les messins ne profitent pas des deux pénalités qui s’offrent à eux aux 9è et 14è minutes de jeu. Réglage de mire et puissance du coup de pied sont autant de détails qui peuvent se révéler fondamentaux dans une saison….
Prenant ses responsabilités, le demi-de mêlée adverse transperce la défense messine en passant par un trou de souris et marque le deuxième essai bourguignon du jour (0-14, 22è). Piqués dans leur orgueil, nos juniors répondent immédiatement par leur premier essai à la suite d’un superbe mouvement dans l’axe du terrain avec de la vitesse et des soutiens permanents pour le porteur de balle (7-14, 25è).
Mieux encore, ils reviennent carrément dans le match juste avant la pause à la suite d’une touche et d’un superbe maul pénétrant (12-14, 35è). Nos juniors sont revenus à deux points des Dijonnais à la pause.
Le début de la seconde mi-temps montre des Dijonnais plus entreprenants et venant jouer dans notre camp. En mêlée, l’épreuve de force tourne même à la démonstration et nos juniors ressemblent à une grappe de Pinot Noir dans un pressoir bourguignon à l’heure des vendanges. Mais les Dijonnais ne profitent pas des pénalités qui s’offrent à eux aux 36è et 42è minutes, certainement perturbés par la brume qui commence à embaumer le rectangle vert. Nos messins se montrent alors de plus en plus entreprenants et réussissent à franchir le premier rideau défensif adverse. Mais ils pêchent encore face à cette lucidité qui voudrait alors que le jeu se déporte sur les extérieurs. Vraiment dommage car les Dijonnais sont à la rupture. C’est finalement à la faveur d’une pénalité que les messins reprennent l’avantage et se mettent à espérer la victoire (15-14, 57è). Dans les cinq minutes suivantes, chaque équipe passera une nouvelle pénalité et le score affiche un 18-17 pour Metz à cinq minutes de la fin.
Comme un symbole, et traduisant une nouvelle fois la difficulté de nos juniors à tenir un résultat, c’est en force et unis que les Dijonnais plantent un troisième essai, comme une dernière banderille dans les ultimes instants de la partie (18-24, 70è). Le coup de sifflet final retentit sur ce score.
A l’heure où le brouillard s’empare du terrain, c’est la soupe à la grimace côté messin. Le bonus défensif ne représente qu’une maigre consolation pour un groupe qui méritait sa victoire face à un cador du groupe. En effet, beaucoup de points positifs sont à relever pour les coachs. Malgré la défaite, de nombreuses scories aperçues à Strasbourg ont été corrigées ce qui montre bien un groupe à l’écoute des consignes. Reste maintenant à traduire toutes ces bonnes volontés en victoire le 22 février prochain lors du derby lorrain. La victoire ne sera pas nécessaire, elle sera obligatoire. Hégémonie locale de l’ovalie oblige, elle permettra aussi de démontrer que la place forte du rugby lorrain n’est certainement pas celle où trône Stanislas….