#Interview : la vraie/fausse d’Hugo Perrin, le canonnier !

« Hugo Perrin, on raconte que vous avez grandi dans des conditions rudoyantes. »

===> Oui, c’est vrai. J’ai grandi dans les gorges du Luberac. A la base, je devais fabriquer des fromages de chèvre en famille mais mon copain Lucas voulait toujours courir sous la pluie avec moi, pendant que Dji et Shrek lançait des cailloux dans des petits trous dans la roche. On a jamais trop compris ce qu’ils faisaient parce qu’ils y arrivaient jamais.

« A l’école, il parait que vous aimiez les mathématiques, et surtout le calcul des vecteurs et la géométrie ».

===> Dans ma famille, on m’a toujours dit que j’avais le compas dans l’oeil. J’avais en général 15/20 à l’école, j’étais content. J’avais souvent le prix de la camaraderie aussi, parce que je partageais mon goûter avec Pierre (quand il me le piquait pas).

« Après l’école et l’obtention de votre BEPC, c’est d’abord le ballon rond qui vous a attiré non ? Parait il que votre adresse à la main n’a d’égale que votre justesse au pied. »

===> Oui, j’aime bien le footeballe mais le rugby, c’est mieux. Un jour, y avait une animation foot au lycée. Mais comme avec les copains, on avait des Clarks au pieds, on s’est dit qu’on allait jouer avec les mains.

« Un peu comme au handball, non ? »

===> Ben non, y avait pas de cages sous le préau.

« Racontez nous votre premier entraînement au rugby ? »

===> C’était un peu bizarre. Y avait un mec qui arrêtait pas de gueuler des mots chelous : « pompes, tabata, abdos, gainage, furbees, etc etc ». Certains aimaient ça, c’était zarb !

« Puis sur un malentendu, vous avez tapé au pied ? »

===> Ouais. On jouait contre la Réserve, ils nous mettaient une très grosse pression. Y avait un troisième latte (ou 9 mais on sait jamais avec lui), Théo, qui me chassait sans cesse le cul, alors je me suis mis à taper au pied… Apparemment, je m’en sortais pas mal.

« Oui mais entre taper au pied sous pression et taper des pénalités, y a une différence notable, non ? »

===> Ouais mais une fois, le buteur habituel, Dindon (je crois qu’on l’appelle comme ça à cause de ses gloussements de 3ième mi-temps), était blessé. Du coup, ils ont demandé un volontaire et comme je suis un ancien boy-scout, j’ai dit banco.

« Et c’était la révélation. Des 22 au 75m, rien ne vous échappe. Comme le montre cette dernière pénalité face à Antony ».

===> Oui, les copains étaient fatigués et mon capitaine m’a dit que je pouvais être un héros sur ce match là, alors je me suis dis « Je peux être rugbyman, c’est cool. C’était comme être Superman mais en moins connu ». Et voilà.

« Quels sont vos futurs objectifs ? »

===> Je sais pas trop. Faudrait voir avec Alain Ronchi, c’est mon agent !

« Merci M. Perrin, et bonne continuation ! »

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